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Duško Babić

 

L’ÉROS SUBLIMÉ DANS LE POÈME
UNE NUIT PLUS PRÉCIEUSE QUE LES SIÈCLES
[Ноћ скупља вијека]

 

 Manuscrit du poème de Njegoš

Le poème Une Nuit plus précieuse que les siècles n'est pas daté mais a probablement été écrit en 1845. Il a été publié pour la première fois en 1913 dans la revue Bosanska Vila, d'après une transcription trouvée par Pavle Popović à la Bibliothèque nationale de Saint-Pétersbourg, parmi les papiers de J. P. Kovalevski. L'original a été découvert en 1955 dans le Carnet de Njegoš, initialement conservé dans la famille du roi Nicolas, et offert par Ksenija Petrović Njegoš à l'Institut historique de Cetinje. La version originale a été publiée pour la première fois avec le reste du Carnet en 1956.

Une Nuit plus précieuse que les siècles
dans l’œuvre poétique de Njegoš

Ce poème occupe une place particulière dans l'œuvre poétique de Njegoš, tant par son thème et son contenu que par les circonstances inhabituelles qui ont entouré sa création, sa publication et sa réception. Extraire une nuit d’amour du cours entier de la vie comme le moment le plus "précieux" dans un poème empreint d’une intensité érotique sans retenue, tranchait avec le cadre poétique et idéologique propre à Njegoš, auteur de La Lumière du Microcosme et de La Couronne de la Montagne. Au point que certains ont même contesté sa paternité à Njegoš, bien que le poème ait été retrouvé dans son Carnet, écrit de sa propre main.

L'ensemble de l'œuvre poétique de Njegoš repose sur deux grands motifs thématiques et idéologiques : la mystique religieuse et l'historique. "On peut dire que sa poésie n’existe pas en dehors de ces deux motifs ; ils constituent son principal vécu spirituel et moral, ainsi que son unique expérience esthétique" (Savić-Rebac, 1966). Une Nuit plus précieuse que les siècles est un "corps étranger" au sein de ces deux cercles créatifs, car elle contient en son cœur une inspiration charnelle et sexuelle évidente. Cela entre en conflit avec le code de vie et de combat de la communauté tribale patriarcale à laquelle appartenait le poète et qu’il protégeait en tant que chef spirituel et temporel, mais aussi avec ses idées religieuses et son expérience de poète en quête de Dieu, et de visionnaire.

Parmi les poèmes lyriques de Njegoš, aucun ne peut être comparé à celui-ci en termes de thème et d'idées. Le motif de la femme et de la beauté féminine apparaît ici et là dans ses autres poèmes, mais davantage comme une observation lyrique que comme une expérience personnelle. Ainsi, dans Trois jours à Trieste, où le poète, découvrant une ville méditerranéenne dynamique, pose son regard sur la beauté de "la gracieuse Flora", capable de "transformer l'enfer en paradis". Njegoš a abordé le mystère de la beauté féminine dans d’autres œuvres, mais toujours avec retenue et à distance. Ainsi, dans La Couronne de la Montagne, un célèbre passage, dans le rêve de Vuk Mandušić, évoque la belle-sœur de Milonjić en un véritable hymne à la beauté féminine. Mais dans cet élan lyrique, le poète ne nous apparaît pas directement impliqué. La "faiblesse" envers la femme n’appartient pas intimement au poète lui-même, mais à son héros épique qui ne la vit qu'en rêve, car ce serait indigne d’un guerrier. Par cet "alibi du rêve", Njegoš protège ainsi à la fois son héros et lui-même. Un tel passage était déjà "dangereux" pour un prince- évêque, mais plus encore en tant que confession directe à la première personne sur une nuit d’amour avec une "divine beauté".

Le hasard ou la providence ont voulu que le prince-évêque orthodoxe, "l'ermite de Cetinje", compose l'un des plus beaux poèmes d’amour de la langue serbe. Il est évident que le poète était pleinement conscient d’écrire un poème "interdit", de faire une entorse dangereuse à l’ordre consacré qui pouvait compromettre son autorité ecclésiastique et politique. C'est l'une des rares œuvres de Njegoš – et sans doute la seule d’importance – qu'il n’a pas souhaité publier de son vivant. Le caractère transgressif du poème fut également perçu par l’un de ses proches collaborateurs ou parents, qui modifia le texte en ajoutant au titre "Paris et Hélène" et en modifiant les pronoms et les verbes de la première personne à la troisième. Cette "bévue bienveillante" (Popović, 1988) visait manifestement à éloigner le poème de la personne du poète lui-même et à déplacer son inspiration érotique sur un plan purement littéraire.

En jugeant par tout ce qu’il s’est passé plus tard autour de ce poème et par la manière dont il a été interprété, l’auteur ainsi que le "bienveillant correcteur" avaient raison. Les critiques ont souvent simplifié ce poème mystérieux et envoûtant jusqu'à la vulgarité, le réduisant à un simple fait biographique. Pourtant, même une lecture superficielle montre que les éléments réels sont transfigurés en images et significations religieuses et mystiques, qui opèrent une fusion "des trajectoires sacrées et sexuelles" (Lompar, 2010). Cependant, la plupart des commentateurs n’ont retenu que la dimension biographique et psychologique, la réduisant à une confession amoureuse secrète ou une revanche du poète contre les strictes règles patriarcales et ecclésiastiques qui l’auraient privé du seul véritable bonheur : l’étreinte d’une femme. Certains critiques ont tenté de dépasser cette lecture en reliant la "trajectoire sexuelle" au thème romantique de l’aimée idéale, dans lequel le poète, s’aidant de sa connaissance de la mythologie classique, a enveloppé la douloureuse confession de son amour ainsi que les déchirures tragiques de son âme. Toutefois, pour saisir la profondeur et la force artistique du poème, on ne peut s’en tenir au moment personnel vécu mais il est nécessaire d’y reconnaître la présence de motifs mystiques et terrestres, ou mieux encore, de comprendre les racines psychologiques, esthétiques, mythiques et spirituelles qui les fusionnent.

Nous ne parviendrons pas à ces racines si nous nous en tenons à une inspiration sentimentale et personnelle, et si nous ne plongeons pas dans sa "profonde ambiguïté " (Lompar 2010). La valeur du poème réside dans son expérience mystique, tandis que les éléments sentimentaux, en tant que tels, ne sont pas poétiquement exprimés (Sacic-Rebac, 1966). Ainsi, le poème appartient au domaine de la "mystique érotique" ou du "panérotisme mystique" (Savić-Rebac, 1966), et il est impossible de le comprendre en dehors de ce cadre.

Le mystère d’une nuit de pleine lune

Après ces clarifications, il reste difficile d’ignorer la question de "l'influence d’un événement réel " dans la genèse de ce poème. Qu'on le veuille ou non, on en revient toujours à la question : une telle nuit et une telle femme ont-elles réellement existé dans la vie du poète ? Pendant longtemps, cette lecture du poème a prévalu et on considérait comme évident qu’il s’agissait d’un souvenir personnel, le seul enjeu étant alors d’identifier qui était cette femme et où et quand avait eu lieu cette rencontre amoureuse.

Bien qu’aucune source fiable n’ait jamais été trouvée pour corroborer de tels détails dans la biographie de Njegoš, des "faits" ont été inventés ou repris sans esprit critique, réduisant et banalisant le poème en présentant Njegoš comme un "laïc en robe ecclésiastique ", qui aurait accepté sa fonction épiscopale comme un fardeau et une contrainte. Le principal responsable de cette interprétation semble être Milorad Medaković, biographe et "aide de camp " de Njegoš, qui écrivit à son sujet : "Il connaissait peu la doctrine religieuse et tirait son savoir de maîtres qui étaient non seulement opposés à notre foi, mais qui avaient eux-mêmes peu de foi en quoi que ce soit. " (Medaković, 1882)

En cherchant à protéger Njegoš de l’influence de certains de ses mentors et conseillers douteux (dont il y eut effectivement quelques-uns dans son entourage), Medaković – bien qu’admirateur et ami sincère de Njegoš – dresse une image trop superficielle et sans nuances d’un génie dont il ne pouvait saisir toute la profondeur. L’un des passages les plus influents – et les plus dommageables – de ses souvenirs concerne précisément Une Nuit plus précieuse que les siècles. Ébloui par la beauté et la puissance du poème, il le considère comme la couronne non seulement de la poésie lyrique de Njegoš, mais aussi de toute la poésie romantique serbe (Medaković, 1882). Et pour renforcer sa crédibilité, il ajoute que l’évêque ne "méprisait pas" les regards féminins. Cette remarque, plus tard, est devenue la source d’interprétations vulgaires du poème ainsi que de la biographie de Njegoš en général.

La recherche a depuis longtemps prouvé le manque de fiabilité des allégations de Medaković sur Njegoš, mais leur impact négatif n’a jamais été complétement effacé. Dans ce contexte, un témoignage précieux de Vuk Vrčević sur Une Nuit plus précieuse que les siècles (qu’il appelle Une nuit de pleine lune) est longtemps resté marginalisé. À notre avis, ce témoignage offre une vision crédible des circonstances dans lesquelles ce poème a vu le jour et ouvre la voie à une meilleure compréhension de son inspiration originelle :

Le célèbre héros et sénateur Novica Cerović, ainsi que de nombreux autres proches de Njegoš, m’ont raconté que de nombreuses nuits dans l’année, il ne pouvait ou ne voulait pas dormir. En hiver, il restait près du feu et discutait, ou bien il s’enfermait dans sa chambre pour écrire. En été, lors des nuits de pleine lune, il se promenait souvent seul dans les champs, perdu dans ses pensées. Son neveu Stevan Andrin Perović Cuce m’a dit qu’une nuit, il fit les cent pas, seul, du monastère aux peupliers de Samonići jusqu’à l’aube. Le lendemain, il ne mangea ni ne dormit, mais composa un poème sous le titre mentionné plus haut. Le jour suivant, il le lut secrètement à son neveu, un homme jeune et instruit, mais plus jamais à personne d’autre. En effet, plus tard, à tête reposée, il réalisa qu’il était un moine et non un laïc. Stevan m’a assuré que si ce poème de l’évêque était publié, le monde de la culture découvrirait jusqu’où pouvaient aller son imagination et sa sensibilité humaine. (Vrčević, 2002)

Si l’on prend en compte le contenu du poème, sa spiritualité délicate et tout ce qui a été dit jusqu’à présent à son sujet, il semble que les informations de Vrčević décrivent fidèlement la réalité extérieure qui l’a vu naître. Dans cette "nuit de pleine lune" décrite dans le poème ont afflué bien des nuits et des jours ; des désirs et rêves de jeunesse ; des séductions, des blessures, des gouffres et des élévations ; des heures de solitude dans lesquelles une âme ardente était perdue dans ses pensées, des prières invoquant l’union avec le sacré, ce monde supérieur qui est à la fois beauté, vérité et béatitude, mais qui, plus que tout, est amour. Njegoš a fusionné ces miracles indicibles en mots et en rythmes d’un poème puissant, unique et interdit.

La préhistoire de ce poème est toute la vie de Njegoš : des regards féminins croisés, acceptés ou refusés ; des frissons sous les "lunes blondes", et non une seule nuit et une seule femme. Et même si avait eu lieu une nuit où il aurait atteint l’apogée d’une "joie divine", on ne peut la réduire à un simple événement extérieur. Ce qui s’est produit de véritablement extraordinaire et poétique s’est déroulé dans l’âme du poète. La nuit étoilée, la tente, la femme, les étreintes… tout cela a pu être facilement ajouté par l’imagination du poète, de la même manière que dans La Lumière du Microcosme les illuminations de l’homme de Dieu ont produit une fable sur l’envol cosmique de l’âme.

On peut d’ailleurs établir un parallèle avec la genèse de La Lumière du Microcosme : la description que fait Vrčević des circonstances extérieures dans lesquelles a été écrite Une Nuit plus précieuse que les siècles est très semblable aux témoignages des contemporains de Njegos sur l’origine de cet autre chef-d’œuvre, écrit pendant le jeûne du Carême de 1845, dans la solitude et le silence, épuisé, presque malade, transporté dans "le royaume des esprits" hors du "carnaval insensé" du monde terrestre.

L’éros transfiguré dans Une Nuit plus précieuse que les siècles

Les explications précédentes ouvrent la voie pour pénétrer plus profondément le poème Une Nuit plus précieuse que les siècles. Pour en saisir pleinement le sens, nous devons accepter que l’amour charnel entre un homme et une femme peut être bien plus qu’une expérience sexuelle et érotique. Dans ses profondeurs mystérieuses, bat le désir ardent de retrouver une unité perdue et une plénitude de l’être.

Dans l’amour charnel, lorsqu’il est véritablement compris et authentiquement vécu, l’essence divine trouve le moyen de s’incarner pleinement dans la vie individuelle de l’homme. C’est la forme ultime et la plus palpable de l’union avec cette vie. De là viennent ces éclairs de béatitude céleste, ce frémissement d’une joie inouïe qui accompagne même un amour imparfait et qui en fait, même dans son imperfection, la plus grande félicité des hommes et des dieux..." (Soloviev, 1988).

Le poème, au long de son cours, est la négation d’une compréhension étroite d’un vécu érotique. On pourrait même dire qu’il s’agit d’un refus d’une vision réductrice de l’amour et de la vie en général. Dès son titre (authentique et choisi par Njegoš lui-même) et sa première image, le poème nous transporte dans un univers prodigieux, hors du temps et du monde matériel : une nuit de pleine lune, plus précieuse que toute une vie. Dès les premiers vers, il est clair que nous ne sommes pas face à un simple poème d’amour : la dimension réaliste de l’expérience amoureuse est immergée dans le merveilleux, le sacré et le cosmique. L’expression poétique est construite de manière à refléter un état de conscience altéré, détaché d’une relation rationnelle et sensorielle. En d’autres termes, dès le premier vers, il est clair que le poème est issu d’un être mystiquement transfiguré, dont la nature et les limites de la perception de la réalité ont été transformées. Il s’agit d’un état où "le courant mystérieux de la sainteté est un sentiment de la présence de l’Absolu, une vibration d’émerveillement et d’extase, mysterium tremendum" (Višeslavcev, 2006). Les échos de cet état se retrouvent dans chaque vers. À plusieurs endroits, il est même exprimé de manière explicite :

Mes sens sont éveillés, de tous côtés s’envolent mes pensées
Cette divine splendeur déploie en moi de spirituelles flambées.

Dans cet état de "douce extase", les facultés intellectuelles ont débordé de leurs frontières naturelles, ont atteint la beauté et la béatitude de l’évasion hors de la finitude et se sont unies avec l’infini. L'état de vision mystique du monde n'est pas une ivresse brumeuse, un enthousiasme qui exclurait l'homme de la réalité ; au contraire, pendant la durée de la vision mystique "la capacité de mémoire et de réflexion normale est à peine ou pas du tout altérée" (Huxley 1980 : 24–25). Les capacités de la raison restent intactes, mais elles deviennent insignifiantes, discréditées par un savoir supérieur. Les vers qui suivent ceux qui viennent d’être cités renforcent l'impression de l'expérience mystique comme noyau d’où le poème a émergé :

Mais à moi je reviens, dans un état de vaine humanité,
privé de trône, je retombe dans une plus faible divinité.

L'expérience de la "vanité de l’état humain" est un élément clé, implicite de la connaissance mystique, et donc la marque distinctive du "code mystique" – une matrice de communication qu’on retrouve dans les textes mystiques authentiques. Tout le poème est parcouru de "mots de passe" propres à ce code mystique : le sujet poétique est convaincu d’avoir fait l’expérience immédiate, extatique, d’une plus haute réalité (l’Absolu, Dieu), incomparable avec les portées habituelles d’une perception rationnelle et sensorielle du monde (et de soi dans le monde) ; tout ce qu’il dit naît de la conscience d’une transfiguration de son être propre – un état de béatitude  inconcevable et indicible (" … mille sens m’envahissent, d’aucun je ne sais dire le goût"), avec une perception changée de l’espace et du temps ("Chaque  instant m’est une heure – mon temps maintenant est arrêté").

Le vécu amoureux que chante le poème n’est qu’une partie de l'expérience mystique d’une nuit sous la "lune blonde" et le ciel étoilé. Elle débute par l'éveil des "sens secrets" du poète mortel dans un état où son regard assoiffé est inondé d’une douce volupté. Elle se termine au lever du jour, quand la lune disparaît et que le soleil se lève :

La lune fuit l’horizon, et cède à Phébus son règne,
alors je perdis de vue ma jeune et belle reine !

Là prend fin le mystique intemporel du poème et commence le temps diurne, réel. La "belle reine" était là, elle existait, tant que durait la sainte union du masculin et du féminin dans le cosmos : de la terre et du ciel, de l’homme et de la femme ; tant que "l’âme enflammée s’unit à la petite âme exaltée". Au-delà, avant et après la nuit de pleine lune "plus précieuse que les siècles", règnent d’autres lois : une perception différente du temps et de l’espace, de la nature, du cosmos, de Dieu, de soi… Dans un état d’élévation extatique, le corps charnel et le désir sexuel sont transfigurés – l’être tout entier. Le baiser amoureux a matérialisé et animé la réalisation du désir d’unité, du bonheur absolu :

Pour elle, toute gloire et félicité je sacrifierais sur l’heure.
Lèvres sur lèvres scellées, une nuit en un seul baiser !

L’état de béatitude indicible, à côté duquel tous les autres bonheurs sont insignifiants, est un topos reconnaissable de la perception mystique du monde. C’est l’incontestable "moment sacré", où l’être mortel accède à l’immortel et où tout son être s’élève dans une vie supérieure, surnaturelle. Ainsi, le corps, le désir pour la beauté féminine et l’instinct sexuel sont hissés et transfigurés, sublimés jusqu’au sacré. Ce que Njegoš dans ses autres œuvres a appelé "la boue du corps" devient ici "la manne divine" et la source "des arômes les plus parfumés". Le sexe est devenu sacré, et le sacré est révélé et incarné dans l’acte sexuel. Le baiser amoureux est l’image extériorisée de la plénitude de l’âme dans son union avec le divin, le sacré.

 

Bibliographie 

Huxley 1980 : Олдос Хаксли, Врата перцепције [Les Portes de la perception (titre original : The Doors of Perception], Загреб-Сарајево.

Ломпар 2010: Ломпар, Милo. Његошево песништво [Milo Lompar, La poésie de Njegoš], Српска књижевна задруга, Београд.

Медаковић 1882: Милорад  Медаковић, Петар Петровић Његош последњи владика црногорски [Milorad Medaković, Petar Petrović Njegoš, dernier évêque du Monténégro], Нови Сад.

Поповић 1988: Бранко Поповић, Његошево слово љубве [Branko Popović, Le Dit d’Amour de Njegoš], у: Уметност и умеће, Београд.

Савић-Ребац 1966: Аница Савић-Ребац, Песник и његова поезија [Anica Savić-Rebac, Poète et sa poésie], у: Хеленски видици, Српска књижевна задруга, Београд.

Soloviev 1988: Владимир Соловјов [Влади́мир Сергеевич Соловьёв], Смисао љубави [Le Sens de l'Amour (titre original : Смысл любви)], Сфаирос, Београд.

Vycheslavtsev 2006: Вишеславцев, Борис [Бори́с Петро́вич Вышесла́вцев], Етика преображеног ероса [L’éthique de l’éros sublimé (titre original : Этика преображеного Эроса)], Логос, Београд.

Врчевић 2003: Врчевић, Вук. Живот Петра II Петровића Његоша [Vuk Vrčević, La vie de Petar II Petrović Njegoš], Српска књижевна задруга, Београд. 


Traduit du serbe par 
Vladimir André Cejovic et Anne Renoue

A lire :

>Une nuit plus précieuse que les siècles
>Petar II Petrović Njegoš

Date de publication : janvier 2026 

Date de publication : juillet 2014

 

> DOSSIER SPÉCIAL : la Grande Guerre
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