Tišma Slobodan portrait

La Chambre de Bernardi
A lire :     
un extrai du roman
 


Musicien (jazz, rock...), journaliste à radio Novi Sad, critique littéraire, auteur de nombreux recueils de poèmes, Slobodan Tišma se lance dans la prose tardivement. Plusieurs ouvrages se succèdent et retiennent aussitôt l'attention de la critique : le recueil de nouvelles Urvidek (2005), le roman Quattro stagioni (2009) et La Chambre de Bernardi [Bernardijeva soba], un court roman de 150 pages qui obtient, en 2012, le prix NIN (le Goncourt local). Ce dernier livre, déjà traduit en allemand et en hongrois, doit paraître bientôt en anglais.

Slobodan Tišma se dit le Kaspar Hauser de la littérature serbe. Il n’appartient à aucun courant, ne suit aucune ligne déjà tracée, se livre d'un bout à l'autre à une inspiration originale, entre prose et poésie, où dominent l'absurde et le grotesque, une liberté sans contrainte, sans souci du vraisemblable, mais où toutes les idées reçues sont passées au crible d'une critique sans merci.

Lauréat de plusieurs prix littéraires portant les noms d'écrivains serbes importants – tels que « Stevan Sremac », « Biljana Jovanović », « Milovan Vidaković » – Tišma prépare la publication d'un nouveau roman : L'horreur ou... [Grozota ili…] qui évoque, entre autres, les massacres de Srebrenica, ainsi que d’un recueil de poèmes, intitulé CH.

Il vit et travaille à Novi Sad.

Harita Wybrands